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«Je veux jouer pour Grenoble c’est tout !»

  • Lucas Dupont

Le vice-capitaine prolonge son bail avec le FCG

Tu prolonges ton aventure avec le FCG, quels sont tes premiers sentiments ?

« Je suis très heureux de continuer l’aventure avec mon club. Ça peut paraître un peu bateau ce que je dis, mais le FCG c’est vraiment mon club. Je n’ai pas envie de le lâcher et je suis content que lui aussi n’ait pas eu envie de me lâcher. »

Tu avais l'impression que ton histoire avec le club n’était pas finie ?

« C’est clair qu’avec mes blessures cette année, je n’ai joué que 3 matchs, j’ai subi la saison en tribune, je ne me voyais pas du tout signer ailleurs. Et même si j’avais fait tous les matchs je n’aurais jamais signé ailleurs parce que je me sens chez moi ici. Peut être que l’histoire n’est pas très belle cette année, mais c’est mon histoire, je l’assume. »

En prolongeant ton contrat dans cette période difficile tu sens que ton statut a changé ?

« Dans ma réflexion c’est quelque chose qui a énormément compté, soit je partais dans un autre club avec un « simple statut » d’ailier, soit je m’impliquais encore plus ici avec un rôle qui peut prendre encore plus d’importance. J’ai déjà un rôle un peu différent cette saison en étant vice-capitaine de l’équipe et c’est quelque chose dans lequel je m’épanouis. Je ne suis pas quelqu’un de passif dans ce qu’il fait. Pouvoir prendre pleinement part au projet du club dans lequel j’évolue, c’est quelque chose qui me correspond totalement. On est dans la difficulté ! Quoi qu’il advienne pour le FCG, quelle que soit la division dans laquelle on évoluera, on aura un immense challenge à relever et ce sont ces défis que j’aime. Mais je deviens trop sérieux là, je veux jouer pour Grenoble c’est tout ! Je suis ici chez moi, je veux défendre ce maillot ! »

Mais la menace de la relégation ne te plombe pas trop ?

« Je me sens vraiment très proche de l’histoire récente du FCG. Ma carrière est assez parallèle. La montée en Top 14, les succès, le Stade des Alpes, l’aventure en coupe d’Europe l’année dernière. Depuis 7 ou 8 ans, les gens ont été habitués à une progression constante, mais pas linéaire, avec des couacs et nos fins de saisons difficiles. Mais objectivement on n’a pas vraiment connu de tempête. Là, les joueurs, le staff, les supporters, la ville connaissent une vraie saison difficile. Je peux vous assurer que tout le monde au FCG travaille d’arrache-pied pour que l’on redresse la tête, mais on n’y arrive pas. C’est un échec. Mais c’est ça le sport. Des fois malgré tout le talent, malgré toutes les bonnes volontés, ça arrive. Ça fait partie de la vie d’un club. Cela crée pour les joueurs, les partenaires, les supporters, le staff de la frustration, de l’énervement. Et heureusement que cela crée cela car sinon ça voudrait dire que le FCG, le rugby ce n’est pas une passion. Mais c’est justement dans ces moments que l’on doit tous montrer que le rugby à Grenoble c’est quelque chose historique. Le rugby ce ne sont pas que des paillettes, des victoires, des tours d’honneur au Stade des Alpes. C’est aussi des défaites, des échecs. C’est à nous de montrer ce que l’on veut faire du FCG. Et c’est cette histoire que je veux écrire ici. »