« Nos familles se sont fait beaucoup plus de soucis que nous »

FCG-EspoirPartis disputer un tournoi de rugby à VII au Kenya, plusieurs jeunes joueurs du FCG ont joué à seulement quelques kilomètres de la prise d'otage du centre commercial de Nairobi.

 

9 joueurs du FCG ont disputé, ce week-end, les SafariCom 7s Series, un tournoi de rugby à 7, disputé à Nairobi, au Kenya. Les joueurs grenoblois représentaient l’Université de Grenoble, en compagnie de quelques joueurs d’autres clubs (Romans, Bourgoin, Béziers). Si les jeunes « Rouge & Bleu » participent, depuis 6 années à ce tournoi, grâce à l’implication de Pierre Chaix, cette édition 2013 a été marquée par la prise d’otages orchestrée par les shebabs dans un centre commercial de la capitale kenyane.

 

La première partie du tournoi s’est déroulée le samedi, pour les jeunes joueurs français. Tombée dans une poule compliquée, l’équipe grenobloise devait avant tout changer ses repères de jeu, les joueurs étant plutôt habitué à évoluer à XV : « Il a fallu sortir de nos réflexes du XV, notamment en défense, où il faut toujours veiller à ne pas trop se livrer, bien conserver une ligne défensive forte » comme a expliqué Joannes Henry, demi-de-mêlée des Espoirs, à fcgrugby.com. L’équipe de Grenoble a battu les Homeboyz (19-10) pour son premier match, mais s’est ensuite incliné devant les Quins (7-12) et face aux Royals (21-35).

 

Troisième de leur groupe, l’équipe de Grenoble participait, le lendemain, au Bowl, qui regroupait les équipes ayant terminé 3ème ou 4ème de leur groupe, le samedi. Les joueurs français haussèrent leur niveau de jeu et se sont imposés devant la Zambie (36-0), puis Mwamba (14-7 et en finale contre la Belgique (10-7). Les Grenoblois remportent le Bowl, et se classe donc neuvième de l’ensemble du tournoi.

 

Au-delà du résultat sportif, cette compétition permet aux jeunes joueurs du FCG de progresser, même dans leur jeu à XV : « On a la chance de participer à ce tournoi, qui est un très gros évènement au Kenya. Le rugby à VII est un sport très exigent, sans doute plus que le rugby à XV. Pratiquer le rugby à VII nous permet d’améliorer notre technique, avec des passes plus longues, par exemple. Le VII, c’est aussi des duels, beaucoup de duels, que des duels. La pratique du VI permet de vraiment progresser sur ces aspects. »

 

Durant ce tournoi s'est déroulée une prise d'otages dans un centre commercial de Nairobi. Joannes Henry raconte : « Le stade était assez loin du centre commercial, mais notre hôtel était situé à une quinzaine de minutes. La prise d'otages s’est déroulée le samedi, pendant le tournoi. Il y avait beaucoup de monde au stade (40.000 personnes). On a appris cela un peu par hasard, un bruit qui circulait dans les travées du stade. L’information ne nous a pas été présentée comme une attaque terroriste. On était relativement protégé de cela. En plus, on ne lisait pas la presse locale, on n’écoutait pas les médias : on était moins inquiet que nos familles, je pense. » C'est le soir, que les joueurs du FCG vont se rendre compte de l'ampleur de l'attaque : « En allant à l’ambassade française le samedi soir, on s’est rendu compte que c’était plus important que ce que l’on pensait. »

 

Le tournoi s'est, malgré tout, terminé le dimanche : « On a joué dimanche, dans une ambiance particulière, avec très peu de monde au stade et une présence militaire renforcée. Comme nous étions concentrés sur notre tournoi, on se rendait compte qu’il se passait quelque chose, mais nos familles se sont fait beaucoup plus de soucis pour nous que nous-mêmes. »


A la fin de la compétition, les joueurs français devaient se rendre dans un endoit où ils célèbrent la fin du tournoi chaque année, « un endroit situé à 200 mètres du mall attaqué. » Ils ont finalement repris l'avion vers la France, pour rentrer un plus tôt que prévu, mais sains et saufs.



 
 

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