« La magie a une nouvelle fois opéré »

Après la victoire du FCG sur l'ogre toulonnais, joueurs et entraineurs ne cachaient pas leur satisfaction.

 

Fabrice Landreau :

 

« C’est une grande joie d’avoir réussi à battre Toulon. On ne savait pas comment on allait être mangé, Toulon ayant été tellement impressionnant la semaine dernière et encore le week-end précédent contre Montpellier. Ce soir, l’équipe a été transcendée, jouant toujours au bord de la rupture, à la limite. On a su garder cette pression sur l’adversaire, en étant héroïque en défense, en ayant su inscrire l’essai qu’il fallait, creusant le break et qui a mis la doute dans la tête des toulonnais. Cela a obligé Toulon à jouer, à faire jouer ses avants. Surtout, ils ont parfois joué avec précipitation, commettant des maladresses. Cela nous a bien aidés. Et cette dernière transformation, où tout le monde a retenu son souffle, qui nous a libérés. »

 

« Notre saison démarre vraiment aujourd’hui. Cette victoire donne de la confiance à toute l’équipe. En face, c’était quand même le champion d’Europe, avec ses meilleurs joueurs. C’est une grande satisfaction. Félicitations à tous les joueurs, qui ont beaucoup travaillé cette semaine, et qui se sont donné les moyens de gagner aujourd’hui. »

 

Andrew Farley :

 

« C’était énorme. Un match fantastique. On essaye d’être à fond pendant 80 minutes. Ce soir, on s’est donné pendant 85 minutes, vraiment ! C’est le sentiment de toute l’équipe : énorme. C’est bon pour la confiance. On a une semaine importante avec un déplacement mercredi contre Perpignan et la réception de Bordeaux, dimanche, à Lesdiguières. Allez le FCG ! »

 

Cédric Béal :

 

« Le Stade des Alpes, c’est magique. L’ambiance, c’est un truc de fou. Pour moi, c’était énorme de jouer contre Toulon, mon club formateur. Depuis que j’ai quitté Toulon, mon rêve était de jouer contre le RCT. Ce soir, il s’est réalisé. On les a battus, dans une ambiance de fou, avec un public de malade. C’est énorme. Ça ne fait pas longtemps que je suis là. Ce soir, j’ai ressenti quelque chose que je n’avais jamais encore ressenti avec ce groupe : je vois qu’on est capable de faire des choses énormes sur un match, et j’espère qu’on saura le renouveler sur d’autres rencontres. Ça va nous faire du bien. »

 

Franck Corrihons :

 

« La magie a une nouvelle fois opéré. Chaque fois que l’on joue au Stade des Alpes, il se passe quelque chose de particulier. On n’y est pas invaincu (une défaite contre l’ASM), mais, il se passe toujours quelque chose de magique, on est transporté par le public. Il y a une énergie qu’on ne retrouve pas ailleurs. Les trois-quarts sont performants, quand les avants le sont. Contre Toulon, cela a été le cas : il y a eu des ballons à jouer, des contre-attaques à effectuer. Ce qui est intéressant, ce sont les initiatives et les prises d’intervalle qu’il y a eu dans ce match. Il n’y en avait pas eu beaucoup depuis le début de la saison. Ce soir, on a vu des garçons audacieux. Je leur avais demandé de l’audace, de la volonté, beaucoup d’abnégation. Sur les quelques ballons que nous avons eu à jouer, ils ont joué de façon très décomplexé. Les buteurs ont été au niveau que l’on attendait. Comme l’avait dit Geoffroy Messina avant le match, pour battre le champion d’Europe, qui venait ici pour gagner, il fallait jouer à 200% et cela a été le cas aujourd’hui. Un grand bravo aux joueurs ! »

 

Valentin Courrent, sur rugbyrama.fr :

 

« Ce sont des matches que l'on ne gagne pas tous les jours, qui se jouent parfois à rien. Les Toulonnais auraient très bien pu partir avec un match nul. On joue au rugby pour gagner des matches comme ceux-là. On a été convaincants dans le jeu et dans l'intensité. On avait à cœur de débuter notre saison avec un match-référence, comme celui de Bordeaux l'an passé, et je crois que c'est chose faite. Ce match a aussi été un beau duel de buteurs. Ça arrive à tout le monde de rater une pénalité. Même à Wilkinson. »

 

Jonathan Best :

 

« On a répondu présent dans l’engagement. Je crois qu’on mérite de gagner, car nous avons fait la course devant. Quand on a des buteurs qui tapent des pénalités de 60 mètres, forcément, ça fait du bien. Avec l’engagement qu’on a mis, cela aurait été une déception de ne faire que match nul. Comme quoi, même Monsieur Wilkinson peut manquer une pénalité ou une transformation. Ça tombe sur nous, on a de la réussite. On est surtout très content de faire tomber cette très belle équipe de Toulon, qui ira encore loin cette année. Le Stade des Alpes a encore vibré. Cette magie, c’est inexplicable. J’espère que ça va durer encore longtemps. »

 

« On avait des gros doutes après le match à Castres où nous avions été transparents. Aujourd’hui, on s’est rassuré sur des choses simples. Mais il y a encore beaucoup de travers. On prend encore deux cartons jaunes. Et si ça arrive à chaque fois, on risque de perdre beaucoup de matchs. Il y a plein de choses encore à corriger. Tant mieux, ça veut dire que même en gagnant Toulon, il y a encore du travail et des progrès à faire. On est sur la bonne voie. »