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Sylvain Begon : « Il faut qu’on gagne en maîtrise et en précision »

  • Sylvain Bégon
  • FCG - SMR

L’entraineur des avants de Grenoble, Sylvain Begon, a longuement analysé la victoire du FCG sur Mont-de-Marsan, lors de la huitième journée de Pro D2

Comment l’entraîneur juge-t-il ce match ?

« Déjà, l’entraineur, il est épuisé, comme les joueurs, comme l’ensemble du staff. On s’est rendu encore la tâche difficile ce soir. Voilà, une entame difficile. Deux ballons perdus en touche. Et on se retrouve derrière la ligne. Mené 7-0. Pour une équipe qui est en manque de confiance, c’est compliqué d’attaquer comme ça. Heureusement, les garçons n’ont rien lâché. Je crois qu’on est revenu petit à petit dans ce match. On marque deux beaux essais qui nous remettent dans les clous. Et puis, finalement, on se retrouve à 21-7. On pense qu’on a fait le plus dur. Et puis là, re-trou d’air. On n’arrive pas à sortir de notre camp, on se remet en difficulté. On perd un peu le fil. Et puis, la fin que vous connaissez, où on se fait peur jusqu’à la fin. On voit bien qu’on a encore beaucoup de progrès à faire. Beaucoup de travail devant nous. Mais, bon, l’essentiel ce soir est qu’on ait les 4 points. Parce qu’il y a, à un moment dans ce match, on doutait fortement de notre victoire. »

Cette fin de match ressemble à celle vécue face à Valence-Romans ?

« Oui, c’est un petit peu ça. Aujourd’hui, on voit des progrès dans certains secteurs. Et puis, dans le même match… Je vois, dans la première mi-temps, on a un jeu au pied qui est de bonne qualité. On arrive à sortir de notre camp facilement. On arrive à les mettre sous pression. Cela se passe plutôt bien. Et puis, en deuxième mi-temps, pour des raisons qu’on a du mal à expliquer, on a un peu du jeu au pied défaillant, des touches directes, qui nous gardent dans notre camp et qui nous mettent sous pression. C’est un exemple parmi tant d’autres. On a une touche qui a plutôt bien fonctionné, sauf qu’on perd les deux premiers ballons, qui amènent le premier essai. Il faut travailler, il faut que les joueurs prennent confiance dans ce qu’ils font. On s’entraîne plutôt bien. Aujourd’hui, on n’arrive pas à être régulier de la première à la quatre-vingtième minute. Cela veut dire qu’on a encore du travail devant nous. Les garçons ne rechignent pas, c’est un point positif. Ils travaillent. On a encore une défense qui tient le choc. Des garçons qui s’engagent beaucoup, qui sont solidaires. C’est aussi pour cela qu’on a remporté ce match. Ça, c’est le côté positif. Maintenant, il faut absolument qu’on gagne en maîtrise et en précision si on veut pouvoir jouer les premiers rôles dans ce championnat. »

Cette victoire vous rassure ou vous inquiète ?

« Non, elle nous fait du bien, déjà. Les 4 points, ce soir… Si on en avait pris 2 ou 0, ça aurait été un petit peu plus compliqué. Elle ne nous rassure pas. Elle nous montre aussi qu’on est sur la bonne voie. Quand je regarde un petit peu le contenu de nos matchs, il y a quelques semaines en arrière, je pense qu’ils étaient moins bons que celui de ce soir. Maintenant, on ne s’explique toujours pas pourquoi on a des trous d’air comme cela. Pourquoi on fait des fautes stupides. C’est ça qu’il faut gommer. Mais, encore une fois, on ne va pas leur jeter la pierre. Il y a vraiment beaucoup beaucoup d’énergie. Quand on met de l’énergie, quand on a envie d’avancer, on va y arriver. Je suis persuadé qu’on va y arriver. »

Comment avez-vous appréhendé ce match à huis-clos ?

« Nous, c’est le troisième de la saison. Deux en championnat. C’est dur. C’est dur. Je parlais tout à l’heure à vos confrères. En disant que Vannes n’a pas connu ça. Alors, on est content de jouer, mais jouer dans une cathédrale comme ça, c’est vraiment perturbant. Ce n’est pas pour ça qu’on serait meilleur sur le terrain. Mais c’est vraiment une ambiance particulière. C’est vraiment particulier. On arrive en voiture. On repart tout seul. C’est très particulier. J’espère qu’on va vite en sortir. Mais, je crois que tout le monde fait le même vœu que moi. Pour l’instant, on essaye de faire notre travail le mieux qu’on peut. Puis, gagner des matchs pour chauffer un peu le cœur de nos supporters. Qui sont, je suis sûr, devant la télé. Qui étaient contents des 4 points. Et qui voient les mêmes choses que nous. Une équipe qui se bat, mais qui a encore des doutes et qui a du mal à avoir un match linéaire, qualitatif. On y travaille. »

C’est important de pouvoir continuer à jouer et à s’entraîner ?

« Oui, évidemment. Parce qu’on a passé quelques semaines, voire quelques mois à la maison. Et ce n’était franchement pas facile à vivre. On n’imagine pas une coupure. Après, on ne sait pas comment ça va se passer. Notamment économiquement. Après, ce sont aux dirigeants de se prononcer. On voit bien que le rugby est en difficulté. Que le sport en général est en difficulté. Nous, le plus important, c’est qu’on continue à exercer notre métier, avec enthousiasme, envie, plaisir. C’est notre quotidien à l’entraînement. Franchement, on passe de bonnes semaines. Maintenant, on espère que cela va durer. Et qu’on va revenir à la normale rapidement. »

Sans victoire depuis le début de la saison, Soyaux-Angoulême ressemble à l’adversaire idéal pour que le FCG remporte son premier déplacement ?

«  La tâche sera aussi très difficile. C’est une équipe qui va jouer un match très important, pour différentes raisons. Mais qui n’est pas si loin. Ils ont encore fait un bon match à Montauban. Je regarde les matchs d’Angoulême. Aujourd’hui, ils ont la pièce qui ne tombe pas du bon côté. Ils sont un petit peu dans le dur, comme nous. Ça va être un match difficile. Les déplacements, c’est toujours un peu compliqué. Trouver un hôtel, de la restauration. C’est un long voyage. J’espère qu’on ne fera pas le voyage à vide. Evidemment, on va tout faire pour s’imposer à Angoulême. Mais je pense qu’on sera attendu. Je pense que cette équipe d’Angoulême a des valeurs, des vertus. Ce sera un match très difficile. Et il va falloir qu’on maîtrise vraiment notre sujet si on veut pouvoir l’emporter. »

Est-ce que le déclic nécessaire ne passerait pas par un enchaînement de victoire ?

« Oui, cela montre aussi les difficultés de ce championnat. Moi, je regarde surtout nos matchs à nous. Je vois encore la défaite de Nevers à la maison. C’est quasiment inexplicable. Même si Vannes fait des bons matchs. On voit que c’est difficile pour tout le monde. Pour tout le monde, sauf pour quelques équipes qui ont pris vraiment de l’avance et qui sont sur une bonne dynamique. On voit que ce championnat est difficile. Qu’il est de plus en plus homogène. On a des difficultés à battre tout le monde et j’espère que tout le monde aura des difficultés à nous battre. Il faut garder cet état d’esprit, continuer à travailler. Et puis, à un moment, je pense que le déclic va se faire. Aujourd’hui, on voit que ça ne se joue pas à grand’ chose. À 21-7, on est persuadé, que si on arrive à sortir du camp, peut-être marquer 3 points. Ça se joue à pas grand’ chose. Et malheureusement, pour l’instant, on n’arrive pas à faire basculer dans le sens-là. De la patience, du travail. Et, encore une fois, il faut rester optimiste et sérieux, et je pense qu’on sera récompensé rapidement. »

Que peuvent apporter Jim Nagusa et Jean-Charles Orioli ?

« Déjà, on va les laisser arriver. Il va falloir qu’ils se remettent en forme. Parce que ce sont des garçons qui n’ont pas joué depuis longtemps. Pour différentes raisons. Le Covid, notamment. Pas de club. Ils se sont entraînés de leur côté. Mais on sait que ça ne revient pas comme ça. Il faut que les garçons retrouvent le collectif. Qu’ils s’entrainent de façon régulière. Pour pouvoir retrouver les terrains, déjà. Ça, c’est la première chose. La deuxième, c’est deux joueurs d’expérience. Ils nous apporteront que si ils sont à leur meilleur niveau physique. Donc on va leur laisser le temps de s’installer. Aujourd’hui, on a du monde. On a des garçons qui œuvrent et qui travaillent depuis le début de saison. On va continuer à s’appuyer sur eux. Et puis on espère qu’ils vont pouvoir nous rejoindre rapidement et nous amener leur expérience. C’est des garçons qui rentrent dans le groupe parce qu’on a un blessé, notamment, Laurent Bouchet. Qui est un joueur d’expérience, qui malheureusement s’est blessé et qui sera absent des terrains pendant 3 mois. On espère que Jean-Charles va nous amener son expérience. Et puis, Jim Nagusa, je ne le connais pas, pas beaucoup en tout cas. Je le connais pour ses qualités de joueur. On sait que ça peut être un joueur extraordinaire. On lui souhaite simplement d’être en forme et de briller sur les terrains avec le maillot du FCG. »

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